28% des emplois en Suisse sont fortement exposés à l'IA, et ce chiffre cache une fracture nette entre les métiers de bureau et les métiers de terrain.
Selon une étude de la société de conseil Kuble et Employés Suisse, 28% des emplois en Suisse sont fortement exposés à l'IA. Les métiers de bureau sont directement visés, tandis que ceux de terrain sont pour l'instant épargnés. Passant en revue trois millions d'emplois et 86 professions, l'analyse démontre que la révolution de l'IA ne touche pas d'abord les usines, mais les bureaux. Les salariés oeuvrant dans le secteur de l'informatique, tels que les développeurs de logiciels, les spécialistes en base de données et en sécurité, les administrateurs systèmes et ingénieurs figurent au rang des employés les plus exposés à l'IA, tout comme les personnes actives dans les domaines de l'administration, du graphisme, des relations publiques, du journalisme, de la traduction et de la gestion, ainsi que du droit et de la finance. À l'inverse, l'artisanat et la construction ne présentent pratiquement aucune exposition, tandis que les professions de la santé, des soins et du social sont également moins touchées.
Pour les candidats et les recruteurs, la nuance compte : de premières études menées en Suisse montrent que, dans les groupes professionnels fortement influencés par l'IA, le nombre de demandeurs d'emploi augmente davantage que dans ceux qui ne sont pas concernés, mais l'exposition à l'IA ne rime pas nécessairement avec des suppressions d'emplois, la mise en oeuvre des modèles d'IA pouvant prendre en charge ou accélérer certaines tâches. Concrètement : un poste très exposé n'est pas condamné, mais son contenu va changer plus vite que la moyenne, et les recruteurs commencent déjà à distinguer les profils qui pilotent l'IA de ceux qui exécutent des tâches automatisables.
Cette semaine : identifiez si votre métier figure parmi les professions citées comme fortement exposées (administration, IT, finance, droit, communication). Si c'est le cas, listez trois tâches de votre poste qu'un outil d'IA pourrait déjà exécuter, et une compétence de supervision ou de jugement que vous pouvez mettre en avant sur votre profil LinkedIn cette semaine.
Idée de post LinkedIn à adapter
« Mon métier fait partie des professions les plus exposées à l'IA selon une étude récente. Plutôt que de le subir, j'ai listé les 3 tâches de mon poste qu'un outil peut déjà faire à ma place, et la compétence de jugement que je développe pour rester utile là où l'IA ne suffit pas. Et vous, avez-vous fait cet exercice ? »
